Lors de la commémoration du 155° anniversaire de la bataille de Camerone, le lundi 30 avril 2018, à Aubagne, le GRLE s’est vu confier la garde du drapeau du 11e Régiment Étranger d’Infanterie (REI), une unité créée en 1939 dont il est le digne héritier, mais disparue lors de la campagne de France de mai-juin 1940.

Ce drapeau a été présenté aux cadres et aux légionnaire du GRLE, lors d’une prise d’armes organisée le lendemain.

Bien qu’ayant eu une brève histoire, le 11e REI s’est remarquablement illustré au feu. Créé en novembre 1939, avec des réservistes et des étrangers engagés pour la durée de la guerre , ce régiment a été placé sous le commandement du colonel Fernand Maire, rappelé au service actif, qu’il avait quitté cinq ans plus tôt, alors qu’il était le chef de corps du 1er REI. Le 11e REI a éyé envoyé dans la région de Sierck, en Lorraine, pour tenir et défendre les avant-postes de la Ligne Maginot. Au début de la campagne de France, il est intégré à la 6e Division d’infanterie nord-africaine (DINA), et livre des combats héroïques dans le bois d’Inor, où il perd trois cents légionnaires les 27 et 28 mai 1940.

Le 18 juin, le 11e REI reçoit l’ordre de tenir ses positions afin de couvrir la retraite des armées françaises face à l’avancée allemande. Il perd alors la quasi-totalité de son second bataillon. Pour éviter de voir leur drapeau tomber aux mains de l’ennemi, les légionnaires le brûlent. Ayant perdu les trois quarts de ses effectifs, le 11e REI est cité à l’ordre de l’Armée avant d’être dissous lors de l’armistice. Les restes de son drapeau seront conservés au musée de la Légion étrangère, d’abord à Sidi-Bel-Abbès en Algérie, puis à Aubagne dans les Bouches du Rhône. Le GRLE a reçu un nouveau drapeau, confectionné après la décision du général d’armée Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre.

 


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